С’est pas moi qui l’ai dit, mais un jeune congolais comme vous et moi et qui a été pendant longtemps chéri et aimé par ses parents. Grâce à cet article, ce jeune homme que je nomme Bikita explique brièvement et sans ambages pourquoi il impute la responsabilité de son malheur à Dieu et il nous décrit comment aujourd’hui il se retrouve dans la rue.

Il y a une décennie passée…

Etant fils-unique, le jeune Bikita utilisait souvent l’arme des larmes pour s’approprier tout ce dont il avait besoin, en plus il était follement aimé et adoré, plus qu’un diamant pour ses parents.

Mais il advint hasardeusement le jour où ses parents entrèrent en contact avec une église de renom à Kinshasa, permettez-moi de la nommer « Eglise Foi en Dieu ». Dotés d’un zèle redoutable et d’une foi surabondante, les parents de Bikita avaient totalement confiance en Dieu en croyant à tout ce que le pasteur disait, car d’après leurs dires, c’était la parole de Dieu.

Comme dans toute autre église de la chrétienté, l’église Foi en Dieu avait l’habitude d’organiser des veillées et retraites de prières avec ses adeptes. C’était la toute première fois pour les parents de Bikita d’y assister et c’est cette retraite qui bouleversa tout son devenir…

Quand l’esprit de (Dieu) a parlé

D’un air serein, le pasteur informa les parents de Bikita que ce dernier était en réalité un enfant sorcier et qu’il projetait de se débarrasser d’eux en leurs tuant.

« J’étais un enfant honnête, poli et respectueux jusqu’au jour où mon père me chassa de la maison, parce que Dieu lui avait révélé que j’étais sorcier » Bikita

Mon père et ma mère : C’est la rue

Tout juste après les révélations et confirmations du pasteur sur ce qu’il appela : l’état d’âme, le père de Bikita était non seulement triste, mais aussi émotionné et irrité. Et malgré les nombreux conseils et suggestions reçues, il se décida en une nuit de procéder au déguerpissement de celui qui était jusque là, son propre fils bien-aimé.

Aujourd’hui Bikita n’est pas dans la rue parce qu’il est victime d’un foyer brisé ou d’une famille disloquée, mais parce que ses propres parents ont voulu qu’il en soit ainsi.

Le cas de Bikita n’est pas le seul, plusieurs autres enfants de la rue, communément appelés à Kinshasa Chegués ou encore Phaseurs, sont martyrs des églises de la chrétienté. Aux autorités congolaises de trouver une solution durable pour ce problème déplorable et de vulgariser réellement les droits des enfants dans les familles congolaises.

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