Discriminées, violentées, exploitées sont les quelques méfaits parmi tant d’autres dont sont victimes plusieurs femmes dans le monde, en Afrique et plus particulièrement en R.D. Congo.

La femme se perd. Comme dirait Simone de Beauvoir. « Où sont les femmes? Les femmes d’aujourd’hui ne sont pas des femmes » ; il ne suffit pas d’avoir un corps de femme ni d’assumer comme amante, comme mère, la fonction de femelle pour être une « vraie femme » ; la « vraie femme » est celle qui s’accepte comme Autre. (Simone de Beauvoir,  le Deuxième Sexe, Paris, Gallimard, 1949)

A ce jour, sont peu nombreuses les vraies femmes. La femme ne sait plus jouer son rôle véritable dans l’actuelle société et avec plusieurs discriminations dont elle est déjà assujettie nous assistons impuissants à son exploitation, et souvent sans qu’elle s’en rende compte mais parfois aussi de son plein gré.

L’alphabétisation

Jusqu’en ce vingt et unième siècle, l’analphabétisme reste plus fort parmi les femmes que parmi les hommes. Il existe encore plusieurs femmes analphabètes en Afrique et plus précisément en République Démocratique du Congo, comme le témoigne l’image ci-dessus.

En effet, ces sont de filles mères ne sachant ni lire, ni écrire. Mais grâce à l’appui d’une Ong nommée OIEPJ, une partie de femmes vivant dans les communes rurales de Kinshasa ont bénéficiés et bénéficient de plusieurs formations, à savoir : l’alphabétisation, un enseignement en matière de planning familial, de santé, de protection de l’enfance, de nutrition, d’hygiène et d’instruction civique.

La femme et l’emploi

Selon l’Organisation internationale du travail, si l’industrialisation permet la féminisation d’un nombre croissant de professions, la diversité des niveaux de développement, les caractéristiques du système économique et social et les particularités culturelles expliquent en partie les différences de situation entre pays.

Par exemple, la plupart des pays d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine conservent une économie pauvre, fondée sur l’agriculture. La majorité des femmes travaillent dans les champs ou sur les marchés, ramassent du bois ou transportent de l’eau sans que ces activités ne soient prises en considération dans les calculs économiques.

Ce sont les pays africains qui connaissent les plus forts pourcentages de féminisation de la main-d’œuvre, mais il s’agit habituellement d’un travail agricole de subsistance. Alors que les hommes partent en ville à la recherche de revenus plus élevés, nombre de femmes se retrouvent seules pour s’occuper de la famille.

Même dans les pays qui sont parvenus à mettre en œuvre une certaine égalité, des problèmes tels que le niveau élevé du taux de chômage frappent durement la main-d’œuvre féminine.

Pourquoi cette discrimination de la femme ?

Dans plusieurs cultures africaines, la femme est toujours assimilée à un être inférieur à l’homme, donc incapable de travailler ou de se comparer à l’homme, raison pour laquelle d’autres personnes vont plus loin pour dire : la femme est bonne pour le mariage et que l’éducation de la jeune fille est une peine perdue.

Et avec les nombreuses agitations que connaissent nos pays africains, la femme est devenue très vulnérable et ignorante et nos mœurs aujourd’hui  affichent la femme comme un instrument de plaisir.

Mais n’oublions pas, nous sommes tous des humains, que nous soyons hommes ou femmes, blancs ou noirs, nous avons tous le même sang rouge qui coule dans nos veines et les mêmes potentialités.

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